Beast Man : Émile Zola et Stéphanie Artarit

« La Bête humaine » d'Émile Zola et « On ne mange pas les cannibales » de Stéphanie Artarit explorent tous deux la relation entre le bestial et l'humain, mais selon des perspectives et avec des accents différents. Le roman d'Artarit, dans son ensemble, joue avec l'idée de l'identité de la « bête ». « On ne mange pas les cannibales » (Belfond, 2025) est un récit sombre qui brouille les frontières entre bestialité humaine et humanité animale, soulevant des questions existentielles sur le traumatisme, la vengeance, l'amour et l'identité. Le zoo est plus qu'un simple décor ; c'est un espace symbolique qui reflète la société humaine avec ses hiérarchies, sa violence, sa misère et ses tentatives de contrôle. Les animaux deviennent des écrans de projection pour les peurs et les désirs humains, tandis que le monde « civilisé » extérieur apparaît souvent plus sauvage et plus impitoyable que les « bêtes » dans leurs cages. Les comportements humains (vengeance, cupidité, violence) sont dépeints comme « bestiaux », tandis que les réactions animales (instincts protecteurs, adaptabilité, la « philosophie » du chimpanzé) sont présentées comme « humaines ». Ceci culmine avec la figure du « cannibale » Martin, qui incarne la transgression ultime, et la déclaration finale de Rivière selon laquelle « on ne mange pas les cannibales », soulevant la question de savoir s'il s'agit d'une limite morale ou d'une reconnaissance d'une sauvagerie inhérente et indigeste.

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