Retour à Athènes : Laurent Gaudé

Dans « Zem » (Actes Sud, 2025), suite directe de « Chien 51 » (2022), Laurent Gaudé nous ramène à Magnapole, mégalopole dystopique où le consortium mondial GoldTex exacerbe les profondes fractures sociales entre les Zones 1, 2 et 3. Le roman relate la métamorphose de Zem Sparak, ancien policier désabusé. Ce volume révèle l’existence d’une « Zone 4 » en Crète, fondée sur l’exploitation et la dépendance, et illustre comment les multinationales, face aux enjeux climatiques, réduisent des nations entières à de simples sources de matières premières et de ressources humaines. Cette analyse examine comment Gaudé, avec une langue à la fois analytique et dense, explore les questions universelles de la mémoire, de l’intégrité morale et du libre arbitre dans un monde dominé par les entreprises, tandis que le retour de Zem à Athènes symbolise sa quête identitaire et sa lutte contre l’oubli.

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La Nouvelle Athènes : Laurent Gaudé

Dans « Chien 51 » (2022), Gaudé met en scène une sombre parabole sur la dégradation de l'humanité réduite à une simple ressource, l'oubli de l'histoire collective, le transfert du pouvoir d'État aux mains du privé – et le dernier souffle d'humanité dans un système déshumanisé. Le roman ne se contente pas d'aborder l'inégalité sociale, il la transcende largement : il soulève des questions d'intégrité morale, de libre arbitre, de mémoire, de vengeance et de rédemption – avec une langue impressionnante, à la fois d'une froideur analytique et d'une densité liturgique remarquable.

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Vous, oui. Vous, non. Laurent Gaudé, le 13 novembre 2015

Laurent Gaudé choisit une forme littéraire pour son livre sur les attentats du 13 novembre 2015, oscillant entre théâtre, poésie et récit romanesque. « Terrasses » n’est pas un documentaire se contentant d’énumérer les faits. Gaudé recourt plutôt aux techniques de la défamiliarisation littéraire et à la puissance du langage pour établir un lien profondément humain avec un traumatisme collectif.

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Paris s’éveille – ce jour portera ton nom

Paris s'apaise. Mon père est tout près, je le sens. Je retrouve son odeur, le grain de sa voix, tous ces détails que la mort nous vole. Je vais devoir le laisser partir à nouveau mais je l'ai ramené au présent. Il a marché sur mes épaules, déambulé dans les rues de cette ville qu'il nous a offert, à mon frère et moi. C'est le rêve qu'ils ont eu, avec ma mère : offrir Paris à leurs enfants. Que tout commence ici. Alors cette ville est mienne, oui, parce qu'elle m'a été donnée. Et tout ce qui bruisse en elle, la clameur du passé, les fracas, les révoltes, les fautes pressées, le pas hésitant des poètes, les solitudes côte à côte et les grands espoirs de fautes, sont miens. Je prends tout. Je retrouve Paris. Et je sens mon père sourire avec douceur, heureux de voir que tout continue au-delà de lui.

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Cet article, rédigé en allemand, est disponible à l'adresse https://rentree.de. Des traductions automatiques en anglais et en français sont également disponibles. Anglais, Französisch.

Rentrée littéraire : littérature française contemporaine
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