Certaines soirées, ou avant de m'endormir, je m'étais mis à revivre notre voyage passé à Florence, avec la sensation que jamais nous ne connaîtrions à de nouveaux pareils des moments d'inspiration et d'harmonie. Ils appartenaient à ici, sans espoir de retour. Ce sentiment de perte m'oppressait. Nous avions vécu comme une expérience normale ce qui ne l'était pas. Un des moments de notre vie d'avant, sans que la personne ne soit alertée. Personne à moins que Marina A, avec ces performances énigmatiques aux apparences gratuites ou absurdes, nous eût montré une voie aux contours énigmatiques. La fragilité du corps face à des dangers insaisissables, notre mortalité de feuilles légères accrochées au fil de la vie quand on nous promettait l'éternité bionique.
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