Cet article est écrit en allemand. Traduction automatique :
Contenu
- Le Pen ou Bardella.
- Journalisme d'investigation : à la recherche de la femme derrière la dédiabolisation
- Le langage comme champ de bataille : analyse du discours et de l'idéologie
- Des biographies oscillant entre distance, sympathie et dégoût
- Le programme de première main
- La projection comme signal d'avertissement
- La présidence comme fiction : quatre tentatives
- Synthèse : une littérature qui se répète sans jamais s'épuiser.
Le Pen ou Bardella.
Ce blog a déjà publié des articles sur l'élection présidentielle française de 2027, dont un sur le candidat... Mélenchon der radikal linken Partei „La France Insoumise“ und seine Bezüge zu Robespierre, auch Romane wie Anéantir ab Michel Houellebecq et La matière humaine ab John Jefferson Selve. Gabriel Attals Livre En homme libre ist die jüngste Publikation eines der bürgerlichen Kandidaten, ebenfalls seine Kandidatur bestätigt hat Édouard Philippe, der mit Co-Autor Gilles Boyer nicht nur ein politisches Fazit seiner Regierungstätigkeit, sondern auch politische Thriller publiziert hat. Auch der Parteikollege von Marine Le Pen, Jordan Bardella hatte sein Interesse an einer Kandidatur mit zwei Büchern für den rechtsextremen „Rassemblement National“ bekundet.
Am 7. Juli 2026 verkündet die Pariser Cour d’appel ihr Urteil in der Affäre um die Assistenten der FN-Europaabgeordneten – jenem Verfahren, in dem Marine Le Pen in erster Instanz zu fünf Jahren Verlust des passiven Wahlrechts mit sofortiger Wirkung verurteilt worden war. Von der Entscheidung hängt ab, ob sie 2027 erneut kandidieren kann. Zum Zeitpunkt dieser Zusammenstellung liegt das Urteil noch nicht vor; es lohnt sich, in den kommenden Stunden aktuelle Nachrichten zu prüfen.
Si la cour d'appel confirme l'inéligibilité de Marine Le Pen à l'élection présidentielle, Jordan Bardella, qu'elle a elle-même désigné comme candidat pour la remplacer, prendra sa place. Ce dernier a également publié depuis sa propre série de livres, dont le style et le contenu diffèrent de ceux de Marine Le Pen. Pour que vive la France peut être mis en scène. Son Ce que je cherche (Fayard, 2024) raconte son ascension de la Cité de Saint-Denis à la direction du parti comme un récit d’ascension méritocratique, ennobli par une devise napoléonienne à la « grandeur » et soutenu par une loyauté prononcée, quoique postérieure à 2025, envers Le Pen. Ce que veulent les Français (Fayard, 2025) déplace l'attention de l'autoportrait à la galerie de portraits : vingt voix de citoyens apparemment authentiques qui opposent un « peuple » ouvrier et moralement intègre à une élite déconnectée de la réalité et démontrent simultanément que Bardella — avec des mentions étonnamment rares de son mentor — est capable d'être président de manière indépendante. Examen des deux volumes Sur ce blog, elle se livre à un double acte d'autopromotion politique dans le contexte du complexe médiatique Bolloré.
La contre-proposition à cette image de soi existe déjà : celle de Pierre-Stéphane Fort. Le grand remplaçant : le catalogue de visages de Jordan Bardella (Studiofact, 2024) décrit une carrière politique moins guidée par des convictions que par la capacité à « voir le vent tourner au bon moment » – une image savamment construite et travaillée par les médias, dont la proximité avec le milieu identitaire (Renaud Camus étant un conseiller clé déclaré de son entourage) persiste derrière une façade lisse. Le Monde, Libération et L'Humanité Les deux ouvrages de Bardella sont généralement perçus moins comme des œuvres littéraires que comme des outils marketing pour une candidature qui, en cas d'inéligibilité confirmée de Le Pen, ne serait plus un plan B, mais un plan A. Ainsi, parallèlement aux écrits sur Le Pen rassemblés ici, un second ensemble d'œuvres, plus récent, émerge, reproduisant à une échelle plus réduite le même rapport entre autoprésentation et révélation.
Quel que soit le résultat, l'examen de quatorze années de production littéraire révèle à quel point la carrière politique de Marine Le Pen est devenue un matériau littéraire – sous forme d'enquête, d'analyse du discours, de biographie, de manifeste et, à maintes reprises, de présidence fictive qui n'a pas encore eu lieu. L'aperçu qui suit classe quinze ouvrages par genre et les commente individuellement avant d'en examiner les points communs.
Journalisme d'investigation : à la recherche de la femme derrière la dédiabolisation
Romain Rosso : Le visage de Marine Le Pen (Flammarion, 2011)
Rosso, observateur de longue date du FN à L'ExpressL'auteure adopte un style révélateur : le sourire de la candidate n'est qu'une façade, derrière laquelle se cache une guerrière implacable, une combattante aguerrie qui orchestre sa rupture avec son père avec autant de calcul que sa démagogie. Sur le plan rhétorique, l'ouvrage joue sur le contraste entre image et réalité ; chaque chapitre promet de lever le voile sur une nouvelle façade. Le point de vue est celui du journaliste politique classique : proche de ses sources au sein de l'appareil du parti, méfiant face à l'autopromotion, mais dépourvu de la distance analytique des études discursives plus récentes.
Laurent Fargues : Le processus entre Marine Le Pen (First-Gründ, 2017)
Fargues oppose la prétention du parti à l'incorruptibilité morale (« tête haute, mains propres ») aux dossiers d'enquête sur le financement des campagnes électorales du FN. Sa rhétorique repose sur le contraste entre l'affirmation et le constat : d'abord le slogan, puis le chiffre, le document, la transcription de l'interrogatoire. L'ouvrage affirme ne pas anticiper la décision finale des tribunaux – une réserve qui lui permet simultanément de brosser un tableau saisissant des imbroglios financiers sans se présenter comme un procureur.
Mathias Destal & Marine Turchi : « Marine est au courant de tout… » (Flammarion, 2017)
Les deux journalistes d'investigation (Mediapart et Marianne) contestent le slogan du parti, « le seul parti honnête », en dressant un tableau des donateurs, des intermédiaires et des refus d'interview. Le titre reprend une mise en garde de l'entourage de la présidente, soulignant ainsi l'argument central du livre : rien ne se fait à son insu. Le ton reste factuel et détaché, même lorsque les tentatives d'intimidation dont sont victimes les auteures témoignent des conditions mêmes qu'elles cherchent à dénoncer.
Camille Vigogne Le Manteau : Les rapaces (Les Arènes, 2023)
Une étude de cas régionale est condensée en une thèse : à travers l’exemple de David Rachline, vice-président du RN et maire de Fréjus, l’auteur dresse un tableau d’enrichissement personnel, d’intimidation et de discipline de parti tacite, et s’interroge sur la possibilité que le Var serve de laboratoire à ce qu’un gouvernement du RN pourrait généraliser à l’ensemble du pays. Le recours à la synecdoque – un lieu représentant un tout potentiel – rend l’ouvrage vulnérable à la critique si l’on conteste l’extrapolation du département à la république, mais explique paradoxalement sa pertinence en tant que rapport local aux ambitions suprarégionales.
Le langage comme champ de bataille : analyse du discours et de l'idéologie
Michel Eltchaninoff : Dans la tête de Marine Le Pen (Actes Sud, 2017)
Le philosophe et Revues de philosophieL'éditeur ne recherche pas les scandales, mais plutôt les traces historico-intellectuelles : la terre, les gens, la vie, le mythe – les quatre piliers d'une tradition intellectuelle d'extrême droite depuis Gobineau, Spengler et Schmitt – qu'il retrace jusqu'aux discours de Le Pen. Le principal procédé rhétorique du livre est qu'elle n'a « pas démoli les murs de la maison de l'extrême droite, mais simplement réarrangé les meubles ». L'argumentation est donc explicitement historique dans ses idées, non biographique ; elle s'intéresse à la continuité sous un vocabulaire transformé, moins à l'individu.
Cécile Alduy et Stéphane Wahnich : Marine Le Pen prend aux mots (Seuil, 2015)
Une spécialiste de littérature et une analyste de la communication analysent lexicométriquement plus de cinq cents discours d'un père et de sa fille, se demandant si le changement de ton traduit également un changement d'objectif. Leur thèse : les disputes entre les deux portent toujours sur les mots, jamais sur les idées. Sur le plan rhétorique, cet ouvrage est le plus rigoureux de ceux réunis ici : il étaye ses affirmations concernant la fréquence et la cooccurrence des mots, revendiquant ainsi une validité empirique que les autres ouvrages, davantage axés sur le reportage, ne recherchent pas.
Des biographies oscillant entre distance, sympathie et dégoût
Renaud Dely : La vraie Marine Le Pen (Plon, 2017)
Le leitmotiv de Dely est la ressemblance physique et politique entre le père et la fille – le « syndrome de la matriochka », qu’il inverse en l’image de « Patriochka ». La rupture avec Jean-Marie Le Pen apparaît ici non comme un changement idéologique, mais comme un élément d’une saga familiale où pouvoir, argent et rivalité sont inextricablement liés. La rhétorique se nourrit de comparaisons littéraires (Lampedusa). Léopard, le proverbe sur le léopard qui transmet ses taches) et positionne ainsi le livre plus près du récit politique que du bilan comptable sobre.
Caroline Fourest & Fiammetta Venner : Marine Le Pen (Grasset, 2011)
Deux journalistes, fortes d'une longue expérience dans le traitement des extrémismes religieux et politiques, ont écrit un livre qui se veut explicitement une contre-argumentation à l'autobiographie. À contre flots L’ouvrage est conçu en conséquence. Sa thèse finale met en garde contre la diabolisation ou la minimisation du parti et propose plutôt un guide aux médias, de gauche comme de droite, pour appréhender cette « normalisation » – le livre se veut ainsi une intervention politique, et non un simple portrait.
Tanja Kuchenbecker : Marine Le Pen – Fille du diable (Herder, 2017)
Le sous-titre allemand expose clairement le discours sous-jacent : Marine Le Pen apparaît comme la figure emblématique d’un glissement européen vers la droite, la France devenant un cas d’étude d’un phénomène plus vaste. Kuchenbecker, correspondante en France depuis 1991, s’adresse à un public allemand, lui fournissant un contexte dont un lecteur français n’aurait pas besoin ; l’explication elle-même devient ainsi un acte de traduction entre deux discours politiques.
Le programme de première main
Marine Le Pen : Pour que vive la France (Éditions Grancher, 2012)
Le seul ouvrage du recueil écrit par l'auteure elle-même est structuré de manière programmatique en deux parties : « Le mondialisme comme renoncement à l'humanisme » et « Un avenir français : la voie de la reconstruction ». Le terme « mondialisme » devient un fourre-tout pour désigner la mondialisation, l'euro, l'immigration et les réformes éducatives, tandis que l'« Empire du bien » sert de métaphore à une classe politique perçue comme moralisatrice. Sur le plan rhétorique, il représente un contre-programme : là où les analyses du discours (Alduy/Wahnich, Eltchaninoff) dissèquent le vocabulaire de l'extérieur, ce livre fournit la matière première elle-même, de manière directe et sous la forme d'un essai polémique à la première personne du pluriel.
La projection comme signal d'avertissement
Aquilino Morelle : La parabole des aveugles (Grasset, 2023)
Un ancien conseiller de François Hollande utilise l'analyse des flux électoraux pour calculer qu'une majorité pour Marine Le Pen est mathématiquement réalisable en 2027. Il fonde son argumentation sur les gains de voix enregistrés depuis 2012, l'affaiblissement du Front républicain et le précédent italien de Giorgia Meloni. Contrairement aux ouvrages de fiction (voir ci-dessous), Morelle s'inscrit dans une démarche d'analyse et de mise en garde politique ; son discours est celui des chiffres, non celui du récit – même si le titre biblique (« Ce sont les aveugles qui guident les aveugles ») oriente finalement le livre vers une critique morale du système politique.
La présidence comme fiction : quatre tentatives
Une caractéristique remarquable de l'œuvre de Le Pen est un genre récurrent : l'anticipation, fictive ou quasi-fictive, de sa présidence, écrite à chaque fois peu de temps avant une élection.
Frédéric Deslauriers : Les Deux-Cents Jours de Marine Le Pen (Les Hérétiques, vers 2011)
Écrit comme une élection fictive de second tour avant l'élection présidentielle de 2012, le roman de Deslauriers place la politique au rang de chronique sociale mordante : conversations téléphoniques entre conseillers, querelles familiales entre père et fille, une France qui s'effondre économiquement en deux cents jours. Le ton est sarcastique, les personnages (y compris la véritable classe politique de l'époque) sont présentés comme des caricatures. Sur le plan rhétorique, le livre vise moins à mettre en garde qu'à ridiculiser l'ensemble du système politique, Marine Le Pen comprise.
Michel Wieviorka : Le séisme – Marine Le Pen Présidente (Robert Laffont, 2016)
Conçu avant l'élection de 2017, l'ouvrage se présente comme un recueil d'articles de presse rédigés par un correspondant américain fictif en France, revenant sur l'élection de Le Pen, supposément déjà acquise – un procédé tocquevilleien qui simule la distance nécessaire à la formulation d'une critique. Le sociologue Wieviorka utilise cette fiction pour explorer sa propre thèse, développée par ailleurs, sur le Front national comme parti « oscillant entre respectabilité démocratique et pulsions fascistes sulfureuses ». Dans le livre, le gouvernement s'effondre suite à un scandale de pédophilie – un procédé destiné à illustrer de façon saisissante la thèse de l'instabilité structurelle d'un appareil de pouvoir d'extrême droite.
Blaise de Monluc : Les 155 jours de Marine Le Pen (L'Archipel, 2021)
Écrit avant l'élection de 2022, l'ouvrage envisage non pas une présidence, mais une cohabitation : Marine Le Pen devient Première ministre sous la présidence d'Emmanuel Macron. Le titre fixe délibérément un délai plus court que les textes concurrents – 155 jours au lieu de 200 – déplaçant ainsi le conflit vers les mécanismes constitutionnels eux-mêmes (article 49.2, dissolution de l'Assemblée nationale). Le style narratif, proche d'un bandeau d'actualités politiques et des dépêches d'agence, confère au livre un aspect documentaire, bien qu'il demeure entièrement spéculatif.
Hakim El Karoui & Thierry Pech entre autres : Marine Le Pen Présidente – Dystopie politique 2026-2029 (Les petits matins, 2025)
Le dernier ouvrage de la série, et celui qui se rapproche le plus de la situation réelle, s'ouvre sur un avertissement clair : tout ce qui précède octobre 2024 est documenté, tout ce qui suit relève de la spéculation. Il intègre la condamnation de mars 2025 et imagine une victoire électorale le 8 mars 2026, suite à la démission de Macron – avec un gouvernement fictif et des ministères aux noms satiriques (« Remigration », « Très Planification Sociale »). Sur le plan rhétorique, c'est le plus sûr de lui des quatre romans : il cite de véritables sondeurs (Fourquet, Cayrol) comme commentateurs de sa propre fiction, brouillant ainsi délibérément la frontière entre prédiction et récit.
Synthèse : une littérature qui se répète sans jamais s'épuiser.
Sur quatorze ans et quinze ouvrages sélectionnés, un schéma se dessine, révélant davantage la manière dont Marine Le Pen est traitée que sa personne. D'abord, le même procédé rhétorique de la « révélation » se répète : presque chaque livre promet de dévoiler le contraste entre la façade médiatique et la personne, le parti ou les politiques réellement mis en avant – du « vrai » visage de Rosso à la « face cachée », pour aboutir à la question centrale du titre : « sait-elle tout ? ». Cette répétition est en soi révélatrice : la dédiabolisation menée par Le Pen depuis 2011 n'a apparemment pas rendu obsolète la littérature d'investigation, mais a au contraire consolidé son modèle économique.
Deuxièmement, le genre évolue au gré du contexte politique. Les premiers ouvrages (2011) s'intéressent à l'individu derrière l'image ; ceux parus entre 2015 et 2017 environ analysent, avec une méthodologie plus rigoureuse, le langage et le contexte ; depuis 2021, l'attention se porte moins sur la figure centrale et davantage sur les structures (financement, réseaux régionaux) et les probabilités de victoire électorale. Les romans, quant à eux, forment leurs propres séries continues, se renouvelant à chaque élection et faisant évoluer le ton de la farce (Deslauriers) à l'analyse sociale déguisée en journalisme (Wieviorka), du thriller constitutionnel (de Monluc) à la satire documentaire (El Karoui/Pech) – comme si chaque nouvelle élection pouvait redéfinir le genre.
Troisièmement, il est frappant de constater que presque tous les ouvrages non romanesques, malgré leurs points de départ différents, convergent vers la même thèse : le changement de ton masque une continuité de fond. Eltchaninoff parle de réorganiser les meubles dans la même maison, Alduy et Wahnich de querelles qui ne portent que sur les mots, jamais sur les idées, et Fourest et Venner du « front familial » dissimulé derrière une façade républicaine. Cette convergence peut également s’expliquer par le fait que nombre de ces auteurs se citent mutuellement et travaillent dans les mêmes maisons d’édition.L'Express, Médiapart, Marianne) inverse – une conclusion qui relativise la signification de la répétition elle-même sans l’invalider.
Il est impossible de dire pour l'instant si le verdict du 7 juillet 2026 enrichira cette littérature d'un nouveau volume ou la privera temporairement de sa force percutante. Ce qui est certain, c'est que les ouvrages eux-mêmes – qu'ils soient bienveillants, accusateurs ou analytiques – font désormais partie intégrante de l'espace politique qu'ils prétendent décrire.
Cet article, rédigé en allemand, est disponible à l'adresse https://rentree.de. Des traductions automatiques en anglais et en français sont également disponibles. Anglais, Französisch.





