Cet article est écrit en allemand. Traduction automatique :
« Souris puisque c'est grave » : cette chanson française résume ma situation. Rien n'est plus beau qu'être fluide face à la cruauté.
Omar Youssef Souleimane, L'Arabe qui sourit, Flammarion, 2025.
« Souriez, car c'est sérieux » : cette chanson française résume parfaitement ma situation. Rien n'est plus beau que de rester imperturbable face à la cruauté.
Le poète, journaliste et écrivain Omar Youssef Souleimane, né en 1987 près de Damas, en Syrie, a passé son enfance et son adolescence en Arabie saoudite, au sein d'une éducation salafiste qu'il a par la suite rejetée. Correspondant pour la presse syrienne de 2006 à 2010, il a participé aux premières manifestations du Printemps arabe à Damas en 2011, protestant contre le régime de Bachar el-Assad. Persécuté par les services de renseignement, il a fui clandestinement via la Jordanie pour la France en 2012, où il a obtenu l'asile politique et réside actuellement. En France, il a commencé à écrire en français, décrivant cette langue comme un « refuge dans la langue d'Éluard ». Il est devenu citoyen français en 2022. Son œuvre comprend des romans, des poèmes et des essais qui explorent des thèmes tels que l'exil, l'identité, le salafisme et le Printemps arabe.
Je suis inscrit en littérature arabe à l'université, et j'ai proclamé tout ce que j'ai lu au monde, y compris dans le Coran et dans un poème à ma disposition, ainsi que la valeur de mon regard et le propos de Mahomet. Ce poète est un exemple de ma permission de ne pas emprunter le chemin de la radicalisation, du salafisme, comme mes parents. Je vous aide à remplacer l'interlude par le désir, la violence par l'amour. Abandonnant les injonctions du Prophète, j'ai choisi d'y substituer les rêves du poète.
Omar Youssef Souleimane, Une chambre en exil, Flammarion, 2022.
Je me suis inscrite à l'université pour étudier la littérature arabe et j'ai proclamé haut et fort que je ne croyais plus en leur Dieu, ni en leur Coran, et qu'un poème d'Éluard avait à mes yeux bien plus de valeur que toutes les déclarations de Mahomet. Ce poète est devenu l'exemple qui m'a aidée à éviter la radicalisation, le salafisme, comme mes parents. Il m'a aidée à substituer le désir à l'interdit, l'amour à la violence. Abandonnant les commandements du Prophète, j'ai choisi de les remplacer par les rêves du poète.
L'œuvre d'Omar Youssef Souleimane explore sans cesse son héritage syrien, les traumatismes de la guerre et de l'exil, et sa nouvelle identité en France. Son regard sur la Syrie et le monde arabe est d'abord empreint d'un espoir de liberté, qui se mue en une profonde désillusion face à l'échec de la révolution et à la tyrannie persistante. Parallèlement, il tisse un lien profond avec la France, sa langue et ses valeurs, qui façonnent sa vision du Moyen-Orient, à la fois critique et empreinte de nostalgie.

Dans l'essai autobiographique Être Français Dans son livre paru en 2023, Souleimane explore son parcours vers la nationalité française et son lien profond avec la France, décrivant son « parcours du combattant » de réfugié politique depuis 2012. Cet ouvrage est une véritable déclaration d'amour à la France, à sa langue et à sa littérature, particulièrement inspirée par Paul Éluard. Souleimane critique également la gauche halal et les mouvements islamistes en France, qu'il observe dans les banlieues. Il plaide pour une vision libérale de l'immigration, encourageant l'effort d'intégration afin d'éviter que les immigrés ne vivent éternellement en étrangers. 1
Contenu
Le Petit Terroriste (2018)
Le Petit Terroriste Le premier récit autobiographique d'Omar Youssef Souleimane relate son enfance et son adolescence au sein d'une famille salafiste en Syrie et en Arabie saoudite. L'ouvrage décrit l'influence profonde d'une éducation religieuse glorifiant des figures telles qu'Oussama Ben Laden et Al-Qaïda. Souleimane y raconte son combat intérieur et sa libération progressive de cette idéologie, nourrie par la découverte de livres interdits et la philosophie du doute, notamment à travers les œuvres de Taha Hussein et de Descartes. Ce texte marque un adieu à son enfance, à une Syrie marquée par la tyrannie et à la langue arabe, au profit d'une voix littéraire française. C'est un livre sur des voyages géographiques et spirituels, du dogme à l'athéisme et d'une langue à l'autre. Publié chez Flammarion en 2018, l'ouvrage a également été adapté pour le théâtre.
Toutes mes recherches ne sont pas possibles, mais : accès aux sites interdits. La première fut le livre La littérature préislamique de Taha Hussein, écrit en 1927. L'auteur a étudié l'histoire à la Sorbonne où il a obtenu un doctorat en 1918. Dans cet ouvrage, Hussein part de l'idée que toute la poésie préislamique est apocryphe ; elle ne nous informe donc pas sur la vie religieuse et sociale de l'époque. Mon père considérait cet auteur comme un infidèle. C'est un poème qui dérangeait mon père, mais la vérité est que Hussein est l'auteur de l'authenticité du Coran. L'intelligence de la méthode d'analyse de l'histoire arabe a été utilisée par Hussein et m'a touché. Elle se distingue par l'utilisation de deux cartésiens, fruit de ses études en France.
Omar Youssef Souleimane, Le Petit Terroriste, Flammarion, 2018.
Toutes mes recherches n'avaient qu'un seul but : accéder à des sites web interdits. Le premier fut un livre publié en 1927. Sur la littérature préislamique Par Taha Hussein. L'auteur a étudié l'histoire à la Sorbonne, où il a obtenu son doctorat en 1918. Dans cet ouvrage, Hussein soutient que toute la poésie préislamique est apocryphe et n'apporte donc aucun éclairage sur la vie religieuse et sociale de cette époque. Mon père considérait cet auteur comme un incroyant. Ce n'était pas la poésie en elle-même qui le dérangeait, mais plutôt le fait qu'Hussein remette en question l'authenticité du Coran. J'étais impressionné par la finesse de sa méthode d'analyse de l'histoire arabe. Elle se caractérisait par un scepticisme cartésien, qu'il avait acquis lors de ses études en France.
Ce passage est crucial pour la libération intellectuelle de Souleimane. L'œuvre de Taha Hussein sur la poésie préislamique, qui remettait en question l'authenticité du Coran, fut une révélation pour Souleimane. L'adhésion d'Hussein au « doute cartésien », fruit de son éducation française, témoigne de l'influence de la rationalité occidentale sur la pensée de Souleimane et de sa rupture avec le salafisme dogmatique de sa famille. Elle marque le début de son cheminement vers l'athéisme et la liberté de pensée.
Le Dernier Syrie (2020)
En mars 2011, lorsque Youssef participait à la première manifestation de Damas, l’impression que le cri de liberté poussé contre le régime d’Al-Assad, après quarante ans de silence et de peur, était un miracle plus puissant que celui du prophète.
Omar Youssef Souleimane, Le Dernier Syrie, Flammarion, 2020.
Lorsque Youssef participa à la première manifestation à Damas en mars 2011, il eut l'impression que l'appel à la liberté contre le régime d'Assad après quarante ans de silence et de peur était un miracle plus puissant que celui du Prophète.
Cette expression traduit l'euphorie et l'optimisme initiaux du Printemps arabe syrien. Le « cri de liberté » est décrit comme un miracle surpassant même les miracles prophétiques, soulignant son immense portée et l'aspiration profonde au changement après des décennies d'oppression. Il révèle l'espoir initial et naïf d'une révolution pacifique, qui, pourtant, allait bientôt sombrer dans la violence et la désillusion.
Le premier roman d'Omar Youssef Souleimane, Le Dernier Syrie (Allemand Le dernier Syrien(Traduit par Christiane Kayser, Lenos Babel, 2022), ce roman, dont l'action se déroule en mars 2011, dépeint les prémices du Printemps arabe en Syrie. Composé de soixante-dix vignettes, il suit un groupe de jeunes Syriens – Youssef, Mohammad, Joséphine et Khalil – qui, chacun à leur manière, s'engagent dans leur propre révolution. L'histoire explore les espoirs, les rêves et les visions d'une génération vivant à une époque où tout semblait possible, mais finalement prise dans une tragédie qui emporte leur destin et celui de tout un pays. Le roman aborde des thèmes tels que l'homosexualité et la tradition, la civilisation et l'oppression, ainsi que les émotions et les loyautés, à la fois complexes et contradictoires. Il remet en question les stéréotypes associés à la fiction syrienne conventionnelle et a été publié par Flammarion en 2020.
Joséphine, une jeune femme au charme troublant, se joint à elle dans un groupe de jeunes pour partager les histoires, les rêves, les visions de l'Avenir, à tout moment et dans n'importe quel ensemble possible. Se joue alors une partition amoureuse. Youssef et Mohammad. Youssef et Joséphine. Khalil et Joséphine. Homosexualité et tradition, civilisation et oppression, sentiments et loyautés s'opposent et se croisent, un drame qui a ses destins et un pays tout entier...
Omar Youssef Souleimane, Le Dernier Syrie, Flammarion, 2020.
Joséphine, une jeune Alévi au charme envoûtant, réunit chez elle un groupe de jeunes pour partager leurs espoirs, leurs rêves et leurs visions d'avenir, à une époque où tout semble possible. Une histoire d'amour se tisse. Youssef et Mohammad. Youssef et Joséphine. Khalil et Joséphine. Homosexualité et tradition, civilisation et oppression, sentiments et loyautés s'entremêlent jusqu'à ce qu'une tragédie bouleverse le destin des personnages et d'un pays entier…
Cet extrait met en lumière les conflits personnels et sociaux complexes qui se déploient dans le contexte de la révolution. Les rencontres de Joséphine symbolisent le désir d'échange et de changement propre à la jeunesse. Les histoires d'amour évoquées, et les tensions qu'elles révèlent entre homosexualité et tradition, civilisation et oppression, sentiments et loyautés, démontrent combien le privé, le sexuel et le politique sont inextricablement liés dans le roman de Souleimane. Leonie Rau, d'ArabLit, souligne que le roman « révèle que le sexuel est au cœur du politique et indissociable de celui-ci ». 2 Cela souligne l'idée d'une révolution globale englobant non seulement les libertés politiques, mais aussi les libertés sociales et personnelles, idée tragiquement anéantie par la réalité de la guerre.
Une chambre en exil (2022)
« Une chambre en exil » est un roman largement autobiographique qui relate les premiers mois de Souleimane comme réfugié politique à Bobigny, en banlieue parisienne. Le narrateur, qui se décrit comme « apostat » et athée depuis sa rupture avec la religion salafiste de son père, se fraye un chemin à travers les méandres kafkaïens de l'administration française pour régulariser sa situation et s'intégrer. Le livre aborde les difficultés de l'exil, la solitude et la précarité des conditions de vie, mais aussi la découverte de la langue et de la littérature françaises comme un refuge. Il offre un regard réaliste sur les enjeux de l'intégration et la présence de l'islam radical dans les banlieues, qui peut engendrer une rupture avec les valeurs de la République. Publié chez Flammarion en 2022, le roman a été nominé pour le Prix de la littérature arabe.
Installé temporairement à Bobigny, afin que le feu puisse être rétabli. Dans ce monde où se croisent d'éternels exilés, la complexité de leur rapport à la France seurte au poids d'un islam radical. Attiré par sa voisine, Violette, jeune femme libre et volontaire qui le trouble, il se met à fréquenter un lieu dirigé par un imam politisé et doit affronter, en tant qu'Arabe, l'intensité de la banlieue et la nostalgie d'un pays natal qui n'existe plus.
Omar Youssef Souleimane, Une chambre en exil, Flammarion, 2022.
Installé temporairement à Bobigny, ce qu'il voit et entend ravive des bribes de souvenirs de son passé. Dans ce monde où se côtoient des exilés perpétuels, la complexité de leur rapport à la France se heurte au poids de l'islam radical. Attiré par sa voisine Violette, jeune femme libre et déterminée qui le déconcerte, il commence à fréquenter un lieu tenu par un imam politisé et, en tant qu'Arabe, doit faire face à l'intensité de la vie en banlieue et à la nostalgie d'une patrie disparue.
Cette citation décrit l'expérience paradoxale de l'exil pour le narrateur. Bien qu'ayant fui la Syrie et l'islamisme radical, il se trouve confronté à des phénomènes similaires à Bobigny : la présence d'un islam politisé et le défi de l'intégration face à la complexité de la société française. Le mal du pays se heurte à la dure réalité d'une patrie qui n'existe plus, et les difficultés à se construire un nouveau foyer deviennent palpables.
L'Arabe qui sourit (2025)
Mon identité est bien au-delà, elle convient à mes différents appartements.
Omar Youssef Souleimane, L'Arabe qui sourit, Flammarion, 2025.
Mon identité va bien au-delà ; elle se compose de mes différentes affiliations.
L'Arabe qui sourit Le dernier roman d'Omar Youssef Souleimane peut se lire comme un « roman du retour ». Le protagoniste, un parfumeur d'origine syrienne installé à La Rochelle, retourne au Moyen-Orient après la mort d'un ancien camarade révolutionnaire nommé Naji afin de rapatrier sa dépouille en Syrie. Ce roman mêle récit d'aventures et « méditation poignante sur le tumulte de l'exil ». Il explore la quête d'identité et le choix entre la liberté dans une démocratie et la solidarité dans une société plus traditionnelle. Un élément central est l'enquête sur le trafic illégal de Captagon, dans lequel le régime d'Assad est impliqué. Ce roman est à la fois un « récit d'aventures sensuel » et une « méditation émotionnelle sur le tumulte de l'exil ». 3 Il est sorti en mars 2025 et a remporté le Prix du Quai d'Orsay.
Depuis le début de l'histoire, nous n'avons connu que l'occupation, la guerre civile ou la dictature. Nous sommes dépendants des autres. Actuellement, nous sommes colonisés par les Russes, les Iraniens, et demain ? Est-ce qu'un jour on se débarrasse de la soumission ?
Omar Youssef Souleimane, L'Arabe qui sourit, Flammarion, 2025.
Depuis le début de notre histoire, nous n'avons connu que l'occupation, la guerre civile et la dictature. Nous sommes dépendants des autres. Actuellement, nous sommes colonisés par les Russes et les Iraniens, et demain ? Pourrons-nous un jour nous libérer de cette servitude ?
Cette vision pessimiste mais réaliste de l'histoire syrienne traduit la passion et la désillusion profondes de Souleimane. Il souligne la nature cyclique du conflit et de la domination étrangère en Syrie. Malgré le présent sombre, où la Syrie est « colonisée » par des puissances extérieures comme la Russie et l'Iran, la question d'une possible libération exprime un espoir persistant, quoique fragile, d'un avenir meilleur. Cela révèle sa vision d'une Syrie emprisonnée, mais dont l'esprit de résistance, symbolisé par son sourire, perdure.
Développer une perspective franco-syrienne
L'œuvre d'Omar Youssef Souleimane est le reflet direct de son évolution personnelle et de l'histoire tragique de la Syrie. Le Petit Terroriste C’est le point de départ de son parcours littéraire et la rupture qu’il opère avec le passé. Ce livre révèle son adolescence salafiste en Arabie saoudite et son rejet de la religion. Commence alors son exploration de la « résistance par la joie » et du doute intellectuel comme libération. Écrire en français constitue déjà un acte d’exil politique et personnel. Un critique souligne que l’ouvrage est « un témoignage sans détour ». 4 – Souleimane revient dans le roman Le Dernier Syrie Le roman revient sur les débuts de la révolution syrienne, une période d'espoir et de potentiel dont il a été témoin. Il saisit la tragédie d'une génération dont les aspirations démocratiques ont été brisées par le régime et les islamistes. Son regard sur la Syrie s'affine, la décrivant comme un pays déchiré par la violence et les influences extérieures, et il révèle le lien entre liberté individuelle (notamment la liberté sexuelle) et émancipation politique. 5 Libération le décrit comme « un jeune homme au printemps ». 6 - Une chambre en exil Il s'agit d'une confrontation directe avec son expérience de l'exil en France. Il y décrit les difficultés d'intégration, les luttes contre la bureaucratie française et la résurgence des tendances islamistes dans sa nouvelle patrie. Son regard sur la France est à la fois affectueux et critique ; il perçoit la beauté de la langue et de la culture, mais aussi « l'autre France » qu'il a découverte à Bobigny. 7 L'Obs souligne que le livre « décrit en grande partie son propre parcours à travers l'exil ». 8 – L'essai Être Français Il s'agit d'une réflexion explicite sur son identité française. Il célèbre la France comme « terre de la liberté » et défend les valeurs laïques. Ses détracteurs soulignent qu'il prononce une « déclaration d'amour pour ce pays qui l'a accueilli ». 9
L'Arabe qui sourit Cela marque une nouvelle étape : celle des retrouvailles physiques (partielles) possibles avec la Syrie après la chute du régime d’Assad. Son regard sur la Syrie est désormais plus complexe encore : il éprouve de la joie à l’idée de rentrer, mais aussi de la tristesse face à la destruction et à l’oppression persistante exercée par de nouveaux acteurs, tels que les milices islamistes. Le roman est une « méditation émouvante sur les tourments de l’exil ». 10 Il décrit le profond éloignement qu'il ressent vis-à-vis de sa famille en Syrie, dont les opinions sont désormais très éloignées des siennes.
Ces dernières années, Omar Youssef Souleimane a fait entendre sa voix en tant que journaliste et intellectuel. L'Express et d'autres médias sur l'actualité politique au Moyen-Orient et en France. Son point de vue se caractérise par une position claire contre les dictatures, l'islamisme et l'antisémitisme, tout en défendant les valeurs de liberté et de laïcité, notamment concernant la Syrie et la région : Souleimane voit des parallèles entre les actions de la Russie en Ukraine et en Syrie et décrit Poutine comme « un complice de la tragédie du peuple syrien ». 11 Il soutient qu'un État fédéral sur le modèle suisse est la seule solution pour empêcher l'effondrement de la Syrie et pour intégrer les Kurdes. 12 Il critique également la fragmentation continue de la Syrie causée par les influences étrangères et les milices islamistes. 13 Souleimane estime que la Ligue arabe doit trouver un « nouvel ennemi » pour contrôler ses populations, ce qui exacerbe les problèmes politiques dans la région. 14 Il met en garde contre l'illusion de la libération de l'Arabie saoudite, car le pays reste un régime autoritaire malgré une modernisation superficielle sous Mohammed ben Salmane (MBS). 15
Souleimane exprime sa frustration face aux débats sur l'immigration en France et plaide pour une « vision libérale » qui promeut l'intégration par l'effort et les valeurs partagées plutôt que par la division fondée sur l'identité. 16 Il se considérait comme un « Français sans papiers » avant même d'avoir obtenu la nationalité. 17 Cet écrivain naturalisé syrien critique les mouvements identitaires, qu'il considère comme nuisibles à la république, et défend la laïcité contre les discours islamistes, notamment dans le contexte du débat sur l'abaya. 18 Il exprime son inquiétude face à la « propagande islamiste » diffusée dans certaines librairies françaises. 19
Concernant l’antisémitisme et le conflit au Moyen-Orient, Souleimane dénonce les propos antisémites tenus lors de manifestations pro-palestiniennes et critique le « double discours » de l’extrême gauche. 20 Il raconte son enfance en Syrie et en Arabie saoudite, où l'antisémitisme était profondément enraciné et où les Juifs étaient dépeints comme des ennemis. 21 Il explique ensuite la difficulté pour les Arabes de dénoncer l'antisémitisme au Moyen-Orient. 22 L'auteur examine de manière critique le récit de Rima Hassan en tant qu'« exilée » et ses positions sur le conflit au Moyen-Orient. 23 Il plaide finalement pour la création d'un État palestinien en réponse à l'extrémisme. 24
L'œuvre littéraire d'Omar Youssef Souleimane est une exploration existentielle et courageuse de la tragédie syrienne, des défis de l'exil et des complexités de l'identité au XXIe siècle. De sa libération du salafisme en Le Petit Terroriste à propos des espoirs brisés de la révolution syrienne Le Dernier Syrie, l'intégration difficile dans Une chambre en exil, aboutissant au douloureux retour dans le pays désormais étranger et à la découverte intellectuelle de soi dans L'Arabe qui sourit Il propose une perspective à la fois impitoyable et poétique. Français de cœur, de naissance et par choix, il est un fervent défenseur de la liberté et de la rationalité, appelant sans relâche à la remise en question des dogmes et à la défense des valeurs de la démocratie et de la laïcité, que ce soit en Syrie ou en France.
Cet article, rédigé en allemand, est disponible à l'adresse https://rentree.de. Des traductions automatiques en anglais et en français sont également disponibles. Anglais, Französisch.
Remarques- Omar Youssef Souleimane : « Je n’ai aucune chance, je ne prévois pas de catastrophe pour la France. » L'Express, 20 janvier 2024.>>>
- Leonie Rau, « Le Dernier Syrien » : un roman qui « révèle que le sexuel est au cœur du politique et indissociable de lui », Littérature arabe, le 2 février 2023.>>>
- Thomas Mahler, L'Express, « Un sourire contre les dictatures », 10 avril 2025, p. 78.>>>
- "Je rêvais d'être terroriste", Charente Libre, le 20 juillet 2018.>>>
- Leonie Rau, « Le Dernier Syrien » : un roman qui « révèle que le sexuel est au cœur du politique et indissociable de lui », Littérature arabe, le 2 février 2023.>>>
- Jean-Pascal Guiot, « Le Dernier Syrie », un jeune imprimé, Libération, le 22 février 2020.>>>
- 'Un Syrien dans le 9-3', L'Orient-Le Jour, 3 mars 2022.>>>
- 'Prix Jean-Daniel 2022 : les 10 livres sélectionnés', Nouvel observateur, 30 mars 2022.>>>
- Nadjet Cherigui, 'Omar Youssef Souleimane, fier d'être français', Le Figaro, 30 septembre 2023.>>>
- Thomas Mahler, « Un sourire contre les dictatures », L'Express, 10 avril 2025, 78.>>>
- Christophe Colinet, « La Russie mène en Ukraine la même guerre qu'en Syrie », Centre de presse, 11 mars 2022.>>>
- Omar Youssef Souleimane, 'Pourquoi la Syrie a didit s'inspirer de la Suisse pour ne pas imploser', L'Express, 12 mars 2025.>>>
- Omar Youssef Souleimane, « La Syrie encore une fois déchirée par des influences étrangères », L'Express, le 4 décembre 2024.>>>
- Omar Youssef Souleimane, « Le rêve d'Erdogan de reconstituer le calipat n'a pas de limite », L'Express, le 26 octobre 2020.>>>
- Omar Youssef Souleimane, « Croire que l'Arabie saoudite puisse devenir plus libre est une chimère », L'Express, le 20 mai 2024.>>>
- Omar Youssef Souleimane, « Je ne suis ni une chance, ni une catastrophe pour la France », L'Express, le 20 janvier 2024.>>>
- Omar Youssef Souleimane : « Je suis un Français sans papiers », L'Express14 décembre 2020.>>>
- Omar Youssef Souleimane, « Au-delà de l'abaya, combattons l'esprit identitaire », L'Express, 1er septembre 2023.>>>
- Omar Youssef Souleimane, « Des bibliothèques parisiennes accusées de propager une idéologie islamiste », L'Express, 9 mars 2024.>>>
- Omar Youssef Souleimane, « Elias d'Imzalène : ce qui a vraiment été dit en arabe le jour où il a dérapé », L'Express, 28 septembre 2024.>>>
- Omar Youssef Souleimane, « Chaque matin, on répétait 'mort à Israël', sans savoir où c'était », L'Express, le 20 octobre 2023.>>>
- Omar Youssef Souleimane, « Antisémitisme : Je suis le traître Syrie récupérée par Israël », L'Express, le 17 décembre 2023.>>>
- Omar Youssef Souleimane, "Pourquoi Rima Hassan n'a rien d'une 'exilée'", L'Express, 10 juin 2024.>>>
- Omar Youssef Souleimane, « Pourquoi il est crucial de construire un État palestinien », L'Express, 2 juin 2025.>>>