Le début du nouvel État : Jérôme Leroy

Cet article est écrit en allemand. Traduction automatique :

La France est riche en pauvres.

Jérôme Leroy, La petite fasciste, Fabrication, 2025.

La France est un pays riche, mais plein de pauvres.

La petite fasciste Le roman de Jérôme Leroy explore le conditionnement idéologique, le déterminisme social et l'émancipation personnelle de son héroïne, Francesca Crommelynck. Il dépeint une jeune femme qui grandit dans un milieu d'extrême droite et qui, dans un premier temps, s'identifie à son idéologie avant que des expériences et des pertes personnelles ne l'amènent à une réflexion critique. En un sens, il peut La petite fasciste On peut y voir une déconstruction des schémas de pensée extrémistes. Le roman brosse un tableau sombre d'une France polarisée où les tensions sociales, la radicalisation politique et les conflits culturels s'exacerbent. Leroy décrit une société marquée par une violence latente et des luttes idéologiques. Il rejoint ainsi les rangs de… La petite fasciste dans l'œuvre littéraire de l'auteur, qui dans des œuvres telles que Le Bloc Il aborde des thèmes similaires. En particulier, l'imbrication de l'extrémisme, du pouvoir et du destin personnel constitue un motif récurrent. Du point de vue du genre, le roman oscille entre roman politique, récit d'apprentissage et drame social. Le mélange d'études de milieux réalistes et de réflexions philosophiques confère à l'œuvre une structure hybride caractéristique du style de Leroy.

Le roman s'ouvre sur une scène sombre qui instaure d'emblée une atmosphère menaçante. Le tueur à gages Victor Serge pénètre dans une villa du Fort Mahon, où il doit exécuter une mission sanglante. Mais une erreur provoque un massacre, déclenchant les intrigues politiques de l'histoire. En parallèle, on retrace la jeunesse de Francesca Crommelynck. Elle grandit dans un milieu nationaliste, influencée par son frère Nils et son père. Ses premiers contacts avec l'extrême droite sont marqués par l'admiration qu'elle porte à son frère, mais aussi par des doutes latents.

Le choix de Fort-Mahon comme décor n'est pas fortuit : cette ville côtière française symbolise la frontière ténue entre tranquillité et chaos, entre paysage de vacances idyllique et réalité violente. La chaleur décrite dans la scène intensifie le sentiment d'oppression et d'inéluctabilité. Victor Serge est dépeint comme un tueur à gages aguerri, mais de plus en plus nerveux. Pragmatiste, il considère son métier comme une nécessité implacable. Pourtant, dans cette scène, des failles apparaissent dans son masque : il se sent mal à l'aise, perçoit le chaos qui règne en France et réalise que les structures sur lesquelles il s'appuyait s'effondrent. Son projet de fuite au Portugal laisse supposer qu'il ne croit plus lui-même en un avenir durable dans ce contexte.

La scène prend une tournure dramatique lorsque Victor Serge entre dans la mauvaise maison et se retrouve au milieu d'une fête remplie de jeunes gens. Le contraste est saisissant : au lieu d'un homme politique ou d'un haut fonctionnaire, Victor tombe sur un groupe de jeunes gens en liesse, qui trébuchent sans le savoir vers leur mort. Le caractère grotesque et surréaliste de cette scène rappelle l'absurdité et l'arbitraire de la violence politique, un thème que Leroy explore tout au long du roman. La scène d'ouverture de La petite fasciste Le film donne vie aux thèmes centraux du roman : l’imprévisibilité de la violence politique, l’ambiguïté morale des acteurs et l’érosion des certitudes idéologiques. Jérôme Leroy emploie un style narratif précis, presque cinématographique, pour dépeindre un monde où la violence acquiert une vie propre et développe sa propre logique. À travers la méprise sur l’identité de la maison et le massacre qui s’ensuit, le film démontre que les intrigues politiques peuvent avoir des conséquences imprévues qui dépassent largement les intentions des personnes impliquées.

L'enfant est chez une jeune femme aux très longs, qui est recroquevillée dans une pièce en position fœtale, mais elle a peu d'attention à l'abondance capillaire de son fils comme si cela pouvait la protéger. C'est Laura Saline, vingt-quatre ans, collègue d'Océane Bellanger à l'école primaire Marceau-Pivert de Rouen. Elle ne saura jamais que son roman, Les Fillettes contradictoires, qu'elle a envoyé au printemps dernier chez différents éditeurs, vient d'être accepté et qu'un mail qu'elle ne lira pas arriverara demain sur son smartphone.

Les Fillettes contradictoires, malgré leur aspect expérimental et leurs 1 200 pages, seront un immense succès en librairie, contemporaine de l'effondrement de notre République. Difficile de comprendre les raisons du succès – un prix pour le Goncourt à titre posthume, une quarantaine de traductions, deux adaptations de cinéma, une espagnole et une italienne, l'industrie cinématographique française se rénove au plus vite chute de notre République.

Est-ce le destin tragique de l'autrice, victime fauchée dans ce les chaînes infos appeler "la tuterie de Fort-Mahon" et dont on devait découvrir assez vite qu'il s'agissait d'un dégât collatéral de l'affaire Bonneval, cette Laura Saline, surnaturellement belle, unanimement pleurée sauf par CNews qui s'interrogea sur la décadence de l'Éducation Nationale composée de drogués partouzeurs qui n'étaient pas pour rien dans la nécessité de l'ordre nouveau qui succéda à notre République.

Est-ce part que ce roman, pourtant difficile d'accès, parut au moment où tout s'effondrait autour de nous et que l'aspect lyrique et prophétique, pornographique et utopique des Filets contradictoires fit écho, malgré son abord ardu, à l'angoisse d'un peuple tout entier ? Ou que ce roman, assez lumineux malgré tout, fut le dernier témoignage de la beauté souveraine de la langue française et l'ultime témoignage d'un certain génie universel d'une nation dont on sait désormais ce qu'elle est devenue, et c'est d'ailleurs cette seconde hypothèse que mieux serait plutôt, au bout du compte, le narrateur.

Jérôme Leroy, La petite fasciste, Fabrication, 2025.

Il tue ensuite une jeune femme aux cheveux très longs, recroquevillée dans un coin en position fœtale, littéralement ensevelie sous sa propre chevelure comme si elle pouvait s'y réfugier. Il s'agit de Laura Saline, vingt-quatre ans, collègue d'Océane Bellanger à l'école primaire Marceau-Pivert de Rouen. Elle ne saura jamais que son roman Les filles contradictoiresLe manuscrit qu'elle a envoyé à divers éditeurs au printemps dernier vient d'être accepté, et demain elle recevra un courriel sur son smartphone qu'elle ne lira pas.

Malgré son caractère expérimental et ses 1200 pages, Les Filles contradictoires connut un immense succès en librairie, coïncidant avec la chute de la République. Les raisons de ce succès restent difficiles à cerner : un prix Goncourt à titre posthume, une quarantaine de traductions, deux adaptations cinématographiques (une espagnole et une italienne), alors que le cinéma français s’est quasiment arrêté après la chute de la République.

Est-ce le destin tragique de l'auteure, Laura Saline, fauchée en victime dans ce que les chaînes d'information ont appelé le « meurtre de Fort Mahon », qui, comme on l'a vite découvert, était une victime collatérale de l'affaire Bonneval ? D'une beauté surnaturelle, unanimement pleurée, sauf par CNews, qui s'émerveillait de la décadence du système éducatif national, composé de fêtards drogués qui n'étaient pas tout à fait innocents de la nécessité du nouvel ordre qui a succédé à notre république.

Est-ce parce que ce roman, bien que difficile d'accès, est paru à une époque où tout s'effondrait autour de nous, et parce que les aspects lyriques et prophétiques, pornographiques et utopiques de Les filles contradictoires Ce roman, malgré sa difficulté d'accès, reflétait-il les angoisses de tout un peuple ? Ou bien, malgré tout, était-il le dernier témoignage de la beauté souveraine de la langue française et d'un certain génie universel d'une nation dont nous connaissons désormais le destin, le narrateur penchant finalement pour cette dernière hypothèse ?

Un chapitre central décrit la relation de l'héroïne avec Jugurtha Aït-Ahmed, un jeune homme d'origine kabyle. Leur amour suscite la controverse au sein de leur communauté. Une scène poétique sur la plage illustre l'innocence et le bonheur de cet amour, un contraste saisissant avec la tragédie qui frappera plus tard Jugurtha, victime d'un crime. Au fil du roman, Francesca se désillusionne peu à peu. Elle fréquente activement les milieux d'extrême droite, mais commence à remettre en question leur violence et leurs contradictions internes. Finalement, Francesca quitte son milieu, mais la question demeure : pourra-t-elle jamais s'en affranchir véritablement ?

Jugurtha Aït-Ahmed est l'un des personnages principaux du roman de Jérôme Leroy. La petite fascisteEn contrepoint à l'héroïne Francesca Crommelynck, il incarne une vision du monde fondamentalement différente de son milieu nationaliste d'extrême droite. Son héritage kabyle, son éducation communiste et son histoire d'amour tragique avec Francesca font de lui un personnage complexe et symboliquement chargé. Jugurtha grandit dans une famille kabyle à Frise, petite ville du nord de la France. Son père est docker et militant du Parti communiste français. Dès son plus jeune âge, Jugurtha est imprégné d'idées socialistes et antiracistes qui le façonnent. Malgré ses origines nord-africaines, Jugurtha ne se conforme pas aux stéréotypes racistes véhiculés par la famille de Francesca. De ce fait, il n'est pas perçu d'emblée comme un ennemi, ce qui facilite sa relation avec Francesca. Jugurtha est naturellement doux, réfléchi et idéaliste. Sa vision du monde diffère sensiblement de celle de Francesca et de sa famille, et pourtant, il l'aborde non avec haine, mais avec curiosité et affection. Il croit en la justice sociale et en l'égalité, ce qui fait de lui un ennemi aux yeux du cercle d'extrême droite de Francesca.

Après la baignade, Francesca et Jugurtha restaient ensuite étendues côte à côte, la main dans la main, au soleil qui brille plus souvent que l'on ne le dit sur la mer du Nord. Ils léchaient mutuellement les traces de sel sur leurs soutiens-gorge, leurs joues, leurs cuisses. Cela les faisait rire. C'était bon. Là-dessus, c'est une chanson de Jean Ferrat ou d'Isabelle Aubret.

Jugurtha était d'une famille kabyle et communiste. Son père travaillait comme docker sur le port de Frise. Mais son physique de blond aux yeux gris, au teint pâle, pouvait prêter à confusion. C'est pour cela que la petite fasciste laissa parler son cœur tout en tenant par ailleurs des propos d'un racisme décomplexé qu'elle entendait chez elle. Sur ce point, il n'est pas vrai que les adolescents aient une consommation artistique de la dialectique lorsqu'ils s'agit de satisfaire leurs désirs paradoxaux.

Ils faillirent être séparés par le système éducatif qui révèle chez nous, comme dans tous les autres domaines de la vie, une appartenance de classe.

Jugurtha Aït-Ahmed autrefois au collège Valentina-Terechkova. L'établissement est situé dans le quartier des Rouges-Barres, parmi les coiffeurs. Le salon a deux parents et deux frères et sœurs, dans une maison de briques dans un bel environnement d'autres maisons de briques avec potager et remise, sans l'ordinateur des immeubles construits par Auguste Perret qui offre une vue imprenable sur la mer. Cela faisait saliver des promoteurs qui auraient bien vu à la place des Rouges-Barres un complexe avec des hôtels de luxe et un golf, histoire de transformer Frize en ville touristique. En revanche, vous pourrez trouver un grand capitaliste et installateur d'une fondation d'art contemporain qui vous permettra de trouver une place dans les guides avec la mention « Vaut le voyage ». Les promoteurs tentaient depuis des années de corrompre sans succès le député Bonneval, par ailleurs 1er adjoint à la mairie de Frize pour éviter le cumul des mandats, mais qui contrôlait de fait la municipalité et la communauté urbaine dont il était président.

Chez Francesca Crommelynck, l'ambiance familiale est plutôt néopaïenne que marxiste-léniniste. Le 21 décembre, pour le solstice de l'hiver, il revient à table lors d'un petit tour au sol qui contient également une bougie. Sur la base de la crèche du Nazaréen Vilain, qui a accès aux couilles du monde grec et à la poésie des Vikings. Mais, pour sauver les apparences, on mettait quand même un sapin où, discrètement, quelques svastikas stylisés se mélangeaient aux boules et aux guirlandes. Pourtant, en sixième, Francesca Crommelynck dut de son côté aller à l'Institut Notre-Dame-des-Douleurs, le fleuron de l'enseignement privé catholique de Frise, surnommé familièrement par les habitants de la Doule.

La Doule allaitait de la sixième au BTS, plus les classes prépas, notamment une hypokhâgne et une khâgne qui se vantent d'avoir plus d'admissibles à Normale Sup que le lycée Faidherbe de Lille, la capitale régionale, et même que le lycée Jean-Bart de Dunkerque, la sous-préfecture portuaire, vieille rivale de Frise.

Jérôme Leroy, La petite fasciste, Fabrication, 2025.

Après la baignade, Francesca et Jugurtha s'allongèrent main dans la main, côte à côte, au soleil qui brille plus souvent sur la côte de la mer du Nord qu'on ne le croit. Elles léchèrent le sel de leurs bras, de leurs joues et de leurs cuisses. Cela les fit rire. C'était agréable. On aurait dit une chanson de Jean Ferrat ou d'Isabelle Aubret.

Jugurtha était issue d'une famille kabyle et communiste. Son père travaillait comme docker au port de Frise. Son apparence – blond aux yeux gris et au teint pâle – pouvait toutefois prêter à confusion. Aussi, la jeune fasciste laissa-t-elle parler son cœur et dénonça-t-elle le racisme flagrant dont elle était victime chez elle. On sait que les jeunes font preuve d'une grande dualité lorsqu'il s'agit de concilier leurs désirs paradoxaux.

Ils étaient presque totalement séparés par le système éducatif qui, comme dans tous les autres domaines de la vie, révèle une fracture sociale.

Jugurtha Aït-Ahmed entra à l'école Valentina Terechkova à l'âge de onze ans. L'établissement se situait dans le quartier de Rotbarsch, sur les hauteurs de Frise. Il y vivait avec ses parents et ses cinq frères et sœurs dans une maison en briques entourée de nombreuses autres maisons du même type, avec potagers et remises, sans oublier les immeubles construits par Auguste Perret, offrant une vue imprenable sur la mer. De quoi faire saliver les promoteurs immobiliers, qui rêvaient de voir un complexe hôtelier de luxe et un golf s'élever à l'emplacement des immeubles de Rotbarsch, transformant ainsi Frise en station balnéaire. Un grand investisseur aurait même pu être trouvé pour y fonder une fondation d'art contemporain, ce qui aurait valu à Frise une place de choix dans les guides touristiques, avec la mention « À visiter absolument ». Pendant des années, les promoteurs tentèrent en vain de corrompre le député Bonneval, qui était par ailleurs premier adjoint au maire de Frise, afin qu'il n'occupe pas plusieurs fonctions, mais qui, en réalité, contrôlait la municipalité et le conseil municipal, dont il était le président.

Dans la famille de Francesca Crommelynck, l'atmosphère était plus néopaïenne que marxiste-léniniste. On célébrait Yule le 21 décembre, jour du solstice d'hiver, réunis autour d'une petite tour en terre cuite ajourée, éclairée par une unique bougie. C'était préférable à la crèche représentant le dieu nazaréen maléfique qui, soi-disant, avait anéanti la rationalité spartiate du monde grec et la poésie exubérante des Vikings. Pour les apparences, un sapin était tout de même dressé, orné de quelques croix gammées stylisées, discrètement mêlées à des bibelots et des guirlandes. En sixième, Francesca Crommelynck dut cependant fréquenter l'Institut Notre-Dame-des-Douleurs, fleuron des écoles privées catholiques de Frise, familièrement appelé « La Doule » par les habitants.

La Doule s'étendait de la sixième année à l'obtention du diplôme d'études secondaires, ainsi que sur des cours préparatoires, notamment une Hypokhâgne et une Khâgne, 1 qui se vantent d'avoir plus de candidats à la Normale Supérieure que le Lycée Faidherbe de Lille, la capitale régionale, et même plus que le Lycée Jean-Bart de Dunkerque, la ville portuaire, l'ancien rival de Frise.

L'histoire d'amour entre Jugurtha et Francesca constitue le cœur émotionnel du roman. Leur lien exprime à la fois un désir profond et une transgression symbolique des frontières idéologiques. Bien que Francesca grandisse dans un environnement imprégné de racisme et de nationalisme, son amour pour Jugurtha démontre que l'expérience personnelle peut être plus forte que les dogmes idéologiques.

L'agression de Jugurtha constitue un tournant majeur du roman, une tragédie personnelle pour le couple et une métaphore de la destruction de l'espoir et de la réconciliation par la violence idéologique. Jugurtha croyait en la compréhension, mais cette croyance est anéantie par un acte de violence extrême. Son destin marque la première grande perte de Francesca et annonce sa désillusion. Jugurtha Aït-Ahmed est une figure tragique et pourtant puissante. Il représente une alternative à l'idéologie raciste et extrémiste qui imprègne l'entourage de Francesca. Son idéalisme bienveillant fait de lui une lueur d'espoir, mais il devient victime de la réalité des divisions sociales et de la violence explorées par le roman. Par son amour pour Francesca, il devient une figure clé de son conflit intérieur et, finalement, un symbole de ce qui est perdu lorsque la haine et l'idéologie triomphent de l'humanité.

Le roman entrelace différentes époques : à travers des retours en arrière sur l’enfance et l’adolescence de la protagoniste, les mécanismes de sa radicalisation, ainsi que les influences familiales et sociales, se dévoilent progressivement. Cette technique narrative souligne non seulement la complexité de la psychologie des personnages, mais aussi la fragilité de la construction de leur identité. L’endoctrinement idéologique de Francesca par sa famille et son milieu social est un thème central du roman. Son frère Nils et son père Eusebio sont profondément impliqués dans des réseaux d’extrême droite. Les descriptions de leur milieu, notamment la représentation d’organisations comme le « Bloc Patriotique » et les « Lions des Flandres », témoignent d’une compréhension fine des structures néofascistes et de leurs dynamiques internes. Nils joue un rôle particulier, admirant et manipulant sa sœur Francesca. Il l’appelle affectueusement « petite fasciste », une étiquette qui façonne son identité et suggère une affiliation politique bien avant qu’elle n’ait conscience de sa position idéologique. Cependant, tandis que Nils est dépeint comme un personnage endurci et fanatique, Francesca est une figure ambivalente, déchirée entre loyauté familiale et doute intellectuel.

La fin du roman dans La petite fasciste Le roman brosse un tableau sombre et symbolique de la chute d'une société rongée par les tensions politiques et sociales : l'effondrement de la république est déclenché par une série d'événements tragiques et de bouleversements politiques qui déstabilisent le pays et ouvrent la voie à l'avènement d'un État autoritaire. Les actes de violence, loin d'être de simples crimes sanglants, sont aussi les symptômes d'une crise politique profonde qui menace de plonger le pays dans l'abîme. L'escalade de la violence et les assassinats politiques conduisent à une transformation radicale où la démocratie est non seulement ébranlée, mais quasiment anéantie. La décision de la Première ministre Louise Michel d'imposer la loi martiale et de placer le pays sous un contrôle autoritaire souligne la désintégration finale de l'ordre politique. L'instauration du « Nouvel État » et la répression violente de l'opposition par le gouvernement reflètent le changement drastique qui se manifeste de plus en plus clairement tout au long du roman. Il dépeint un avenir sombre où les structures politiques et sociales ne sont plus régies par la rationalité, mais par la violence et la soif de pouvoir.

À des milliers de kilomètres de là, apprenant la chute de notre République, Bonneval se souvient des Souvenirs de Blum raconte l'arrivée de Pétain au pouvoir le 10 juillet 1940 : «Ainsi, pour se dégager du tourbillon, il n'aurait fallu qu'un moment de sang-froid, qu'un effort de réflexion. Mais on ne réfléchissait pas. On se laissait empporter, comme une faute en panique, par les courants collectifs d'épouvante et de lâcheté. »

Jérôme Leroy, La petite fasciste, Fabrication, 2025.

À des milliers de kilomètres de là, lorsque Bonneval apprit la chute de notre république, il se souvint de Blum. MémoiresDans son article relatant la prise de pouvoir de Pétain le 10 juillet 1940, il écrit : « Pour se libérer de ce tourbillon, il aurait suffi d’un instant de calme, d’un effort de réflexion. Mais personne n’a réfléchi. Comme une foule paniquée, on s’est laissé emporter par les courants collectifs de terreur et de lâcheté. »

La dernière partie du texte, consacrée à Bonneval et à ses réflexions sur l'histoire de France et la montée du fascisme, met en lumière l'impuissance d'une société qui bascule sans cesse dans des régimes autoritaires. Son évocation des mémoires de Blum et le souvenir des événements de 1940, lorsque Pétain s'empare du pouvoir, révèlent une spirale infernale de lâcheté politique et une incapacité à résister à la soif de pouvoir. Désabusé face à la situation actuelle en France, Bonneval constate l'échec de la démocratie. La conclusion de La petite fasciste Il dépeint la désintégration sociale et politique de la France et la menace constante que représentent les forces autoritaires et extrémistes.

Suggestion de référence/citation
Nonnenmacher, Kai. "Les débuts du nouvel État : Jérôme Leroy." Rentrée littéraire : littérature française contemporaine. 2025. Consulté le 12 mai 2026 à 22:55. https://rentree.de/2025/03/26/der-beginn-des-neuen-staats-jerome-leroy/.

Cet article, rédigé en allemand, est disponible à l'adresse https://rentree.de. Des traductions automatiques en anglais et en français sont également disponibles. Anglais, Französisch.

Remarques
  1. « Dans le jargon scolaire, Khâgne est le surnom moqueur donné au XIXe siècle aux élèves se préparant aux écoles militaires. Ce terme désigne la deuxième année, qui était autrefois la seule (officiellement « première supérieure »). La première année (officiellement « lettres supérieures »), qui se situait entre la terminale et la première supérieure, était appelée hypokhâgne (du grec hypo, « en dessous »). » https://fr.wikipedia.org/wiki/Classe_préparatoire_littéraire.>>>

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