Kurt Cobain est mort

Cet article est écrit en allemand. Traduction automatique :

Sent comme de l'alcool d'ados démarre. Quelqu'un monte le fils. On se lève tous d'un lien pour entamer un pogo furieux et chaotique. Les 10 m2 La pièce est transformée et détruite. On chante à tue-tête les quelques paroles qu'on croit connaître, en fermant les yeux. L'esprit adolescent est là, dans le chacun de nous, l'exsudation de nos pores, l'irradie la pièce. C'est à Seattle, à Washington, à Londres, et les gens sont là, dans cette petite ville, pour rien, pour l'insignifiance et sans avenir. On est jeunes, vivants, pleins d'illusions déjà presque perdues. On se sent forts tous ensemble, on communie dans le déluge de décibels. Une veillée funèbre grunge et désenchantée pour l'icône disparue.

Que nous reste-t-il désormais ? Le bac dans quelques mois, et après ?

Les épaules se heurtent, les cheveux fouettent les visages, on se percute violemment, certains tombent sur le lino, d'autres sautent sur le lit, les corps exultent. Cela signifie que vous pouvez vous amuser en septembre, même si vous l'aimez, mais c'est aussi fou, et vous le verrez avant vous. Le monde ne nous laisse presque rien, la vie n'a plus de promesse à nous faire. Là-dessus se trouve une génération sacrificielle, une jeunesse déjà vieille, lourde de son héritage, courbée sous le poids des années à venir, cruelles et grises.

Pas ici pour les adultes. On ne veut pas d'une vie petite. On ne veut plus croire en rien.

On se sentait des âmes, abandonnées. Et pour une raison.

Joseph D'Anvers, Un garçon ordinaire (Éditions Rivages, 2023).

Sent comme de l'alcool d'ados Ça commence. Quelqu'un monte le son. On se lève tous d'un bond et on se lance dans un pogo chaotique et rageur. Les 10 mètres2 La pièce se métamorphose en une arène à la fois salvatrice et destructrice. Nous chantons à pleins poumons les quelques paroles que nous croyons connaître, les yeux fermés. L'esprit de la jeunesse est là, en chacun de nous, suintant de nos pores, rayonnant dans toute la pièce. Nous serions à Seattle, dans l'État de Washington, à Londres, ou n'importe où ailleurs, mais pas ici, dans cette ville trop petite pour nous, insignifiante et sans avenir. Nous sommes jeunes, vivants, pleins d'illusions presque perdues. Ensemble, nous nous sentons forts, communiquant dans le flot de décibels. Une veillée funèbre à la fois sombre et poignante pour l'icône disparue.

Quelles sont nos options maintenant ? Nos examens finaux dans quelques mois, et après ?

Les épaules s'entrechoquent, les cheveux fouettent les visages, la chute est brutale ; certains s'écrasent sur le lino, d'autres bondissent sur le lit, les corps exultant. On se dit que si l'on peut mourir à 27 ans, autant y aller à fond, se consumer, envoyer tout au diable et prendre ce qu'on peut. Le monde nous laisse presque démunis, la vie n'a plus rien à nous promettre. Nous sommes une génération sacrifiée, une jeunesse déjà vieillissante, accablée par notre héritage et croulant sous le poids des années cruelles et grises qui s'annoncent.

Nous ne voulons pas grandir. Nous ne voulons pas d'une vie monotone. Nous ne voulons plus croire en rien.

Nous nous sentons seuls et abandonnés. Et nous avons raison. 1

Suggestion de référence/citation
Nonnenmacher, Kai. « Kurt Cobain est mort. » Rentrée littéraire : littérature française contemporaine. 2023. Consulté le 19 mai 2026 à 12:47. https://rentree.de/2023/03/04/kurt-cobain-ist-tot/.

Cet article, rédigé en allemand, est disponible à l'adresse https://rentree.de. Des traductions automatiques en anglais et en français sont également disponibles. Anglais, Französisch.

Remarques
  1. Ils sont six. Jeunes, rebelles et insouciants. Idéalistes et intransigeants, ils traversent l'adolescence avec des rêves trop grands pour eux. Dans trois mois, ils auront leur bac. Mais aujourd'hui, Kurt Cobain est mort… Et tout bascule. Comment se reconstruire quand tout s'écroule autour de soi et que ses repères s'effondrent ? Comment profiter des derniers instants avant l'âge adulte quand la société leur réserve un avenir qu'ils ne désirent pas ? Derniers représentants de la génération X, ils vivent les premières heures d'un monde en pleine mutation. Nous sommes en 1994. Bientôt, plus rien ne sera comme avant. Dans cette chronique de vies brisées, Joseph d'Anvers livre un portrait saisissant d'une époque en pleine mutation. Chanteur, boxeur, réalisateur et directeur de la photographie, Joseph d'Anvers est un artiste aux multiples talents. Un garçon ordinaire est son troisième roman. (Traduction du communiqué de l'éditeur)>>>

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