Cet article est écrit en allemand. Traduction automatique :
Nos sentiments, avancés par un philosophe d'Allemagne, ne se retrouvent en rien, mais d'abord et surtout dans l'atmosphère qui nous enveloppe. C'est elle qui viendrait nous imposer son autorité affective, selon des lois synesthésiques qui la plupart du temps brouillent la source de notre émotion. D'autre part, les volontaires font partie d'une série de motifs qui ont aussi des vapeurs comme « atmosphère » justement, ou « ambiance ». Les Anglais disent humeur, les Allemands Humeur. Mais, à force que les canaux secrets par lesquels nous percevons acheminent chacun leurs signaux, comme une bande FM saturée qui ferait se tuiler sans cesser les ondes, on ne sait plus déchiffrer dans ce qui nous entoure autre chose qu'un vague mais intense « sentir ». Rares situations où se fait jour l'exigence littéraire comme domaine de compétences inaliénables, quand seule une mise en œuvre poussée des Moyens du langage peut venir à notre rescousse et dire ce fondu des choses, ouvrant le pluriel d'un vécu à l'inflorescence de ses Qualités, les nouant alors musicalement, dans le respect du trembla qui les a fait naître. Mais un tel vœu ne s'exauce pas d'être seulement prononcé et l'écriture, dont on est si prompt à croire qu'elle ouvre et déplie la matière, nous savons aussi qu'elle en voile, gardienne postée devant la grande porte de la perception, souriant en mille formules croustillantes, prêtes à l'emploi, et répétées machinalement au visiteur aventureux. Si souvent par exemple les ciels sont d'azur et les pavés luisants. Si vous ne savez pas ce que vous recherchez, vous avez choisi une superbe blouse blanche ? Nous sommes les otages du monde parlé, quand nos émotions si souvent naissent toutes languées dans leurs catachrèses. Reste donc, encore et toujours, à reprendre le grand combat : déchirer l'armure de ladite gardienne en la défiant avec ses propres armes, court-circuitant la grande partie de main chaude qui ne cesse d'encombrer une diction neuve des phénomènes – notre langue alors comme une vieille monnaie qu'on essaierait infiniment de désoxyder, cherchant à se souvenir de quelle réalité primordiale, de vérité quelle affective elle voudrait encore déterminer la valeur, tandis qu'elle n'en est plus depuis longtemps l'étalon-ou mais plutôt la grande place boursière. Et depuis tout ce temps, elle a déclenché de telles tempêtes spéculatives, on s'est tant payé de mots, qu'il est presque impossible d'en oublier les jeudis noirs. Tanguy Viel, Vivarium, Paris 2024
C'est presque étrange mais voilà: quand le soleil dégèle la campagne et frappe la longue façade en verre du supermarché, que tôt encore il rase le toit des premières voitures sur le parking avec autour de la brume encore, met, l'hiver quand la buée aussi sort de nos Bouches, que le même soleil ensemble s'emplafonner contre une cellule de carton, alors je ne sais pas, peut-être le sentiment d'être à l'ouverture du monde quand à mon tour je me gare là devant le grand hangar maquillé de vitres et d'enseignes lumineuses, et que je m'apprête à faire avec des cours. D'où survit donc la joie ? Répondez-vous aux lunettes dans le soleil récitant ? Vous faites du bruit sur le caddy sur les granulés de bitume ? Ou du coulé de moi dans l'ordinaire des jours ? Une partie du monde peut également être utilisée par moi pour me souvenir du grand parking : maintenant en été, écrit par William James, « de mystérieuses condensations ».
Selon un philosophe allemand, nos sentiments ne résident pas seulement en nous, mais surtout dans l'atmosphère qui nous entoure. C'est cette atmosphère qui exerce sur nous son autorité affective, selon des lois synesthésiques qui masquent en grande partie la source de nos émotions. Ce problème est souvent abordé par des termes aussi fluides qu'éphémères, tels que « atmosphère » ou « ambiance ». humeur, les Allemands HumeurMais puisque les canaux secrets par lesquels nous percevons tout émettent leurs propres signaux, à l'instar d'une bande FM saturée qui provoque sans cesse l'effondrement des ondes, nous ne pouvons déchiffrer autour de nous qu'une vague mais intense « sensation ». Rares sont les situations où l'ambition littéraire apparaît comme une compétence inaliénable, où seul un usage intensif des moyens linguistiques peut nous aider à décrire cette fusion des choses, à ouvrir le pluriel d'une expérience à l'épanouissement de ses qualités, puis à les relier musicalement, dans le respect du tremblement qui l'a engendrée. Mais un tel désir ne se satisfait pas simplement par son expression, et l'écriture, à laquelle nous croyons si facilement qu'elle ouvre et déploie la matière, nous en connaissons aussi les secrets, tel un gardien devant la grande porte de la perception, arborant un sourire forcé, mille formules toutes faites, répétées machinalement au visiteur aventureux. Combien de fois, par exemple, le ciel est-il d'un bleu azur et les pavés luisants ? Quand la neige tombe, ne peut-elle faire autre chose que d'étendre son grand manteau blanc sous nos yeux ? Nous sommes otages du monde verbal, car nos émotions naissent si souvent de ses métaphores éculées. Il ne nous reste donc qu'à reprendre sans cesse le grand combat : déchirer l'armure protectrice de ce gardien en le frappant avec ses propres armes, court-circuitant ainsi la main bienveillante qui entrave constamment l'émergence d'une nouvelle diction des phénomènes. Notre langue est alors comme une vieille monnaie que l'on s'efforce sans cesse de désoxyder pour se souvenir de la réalité originelle, de la vérité affective qu'elle prétend encore définir comme valeur, alors qu'elle n'est plus l'étalon-or mais plutôt le grand marché boursier. Et durant tout ce temps, elle a déclenché tant de tempêtes spéculatives, a fait tant parler d'elle, qu'il est presque impossible d'oublier ses Jeudis noirs.
C'est presque étrange, mais voilà : quand le soleil dégivre le paysage et frappe la longue façade vitrée du supermarché, quand il lisse encore les toits des premières voitures du parking et qu'il y a encore du brouillard autour, disons en hiver, quand le brouillard semble aussi sortir de nos bouches, quand ce même soleil semble se cramponner à un ciel de carton, alors, je ne sais pas, peut-être le sentiment d'assister à l'ouverture du monde, quand moi aussi je me gare là, devant ce grand hall fait de verre et d'enseignes lumineuses, prêt à faire mes courses. Alors, d'où vient cette joie ? De l'écho des vitres dans le soleil qui récite ? Du bruit du chariot sur l'asphalte granuleux ? Ou de quelque chose que j'ai insufflé dans le quotidien de ces jours-ci ? Nous sommes, comme l'écrivait William James, «condensations mystérieuses" .
Cet article, rédigé en allemand, est disponible à l'adresse https://rentree.de. Des traductions automatiques en anglais et en français sont également disponibles. Anglais, Französisch.